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Rámalókëlómë

L'agenda de Raphy

Name:
raphael_lafarge
Birthdate:
8 July 1985
External Services:
  • raphael_lafarge@livejournal.com
Il était une fois un petit bébé qui aimait courir partout, se loger dans les tiroirs, grimper aux arbres, sauter dans les escaliers. Devenu un garçon joyeux, il ne se calma pas et récolta moult fractures, entorses, écorchures, et finit avec l'épiderme constellé de points de suture. L'enfant avait appris très jeune à lire, à écrire et à peindre, des amalgames panchromatiques et chaotiques où l'on ne pouvait même pas considérer qu'il y avait une certaine harmonie des couleurs.
Sans beaucoup d'amis, le garçon s'immergea dans les univers fantastiques et ses parents le laissèrent faire, jugeant qu'il "en aurait vite fait le tour". En réalité, il ne ressortit jamais de ses chimères, et créait autant de monstres qu'il en admirait, sur le papier, via les récits, les dessins et les peintures, qu'en trois dimensions, des choses assez affreuses, souvent en fil de fer et bandes de plâtre, plus rarement en papier mâché. Il dévorait les livres à une forte cadence et quand il passa aux films et aux jeux vidéos, sa vitesse ne faiblit pas. A l'aube de l'adolescence, il découvrit les joies du latex liquide et appliqua ce matériau à ses créations plastiques, sans pour autant obtenir quoi que ce soit de convenable - en écriture, les résultats étaient déjà plus présentables. Son stylo emplissait les marges de ses cahiers de monstres, jusqu'à ce qu'à quinze ans, il arrive en Terminale L et rate magistralement son Bac.
2001, l'adolescent décide de se focaliser sur l'écriture et le dessin, et passe deux années sabbatiques replié sur lui-même, sans faire grand-chose. C'est en l'an de grâce 2003 qu'il commence à émerger de sa pathétique chrysalide, à retrouver le plaisir de côtoyer des humains à l'aide de rencontres de connaissances Internet dans la réalité, à renouer des liens avec des amis d'enfance. C'est aussi à l'époque qu'il commence à plonger dans le film amateur et à se lancer dans des études de cinéma.

Je viens de résumer ma vie en quelques lignes et, ce faisant, de me rendre compte que si j'ai brassé beaucoup d'air, de personnes, de matériaux, je n'ai au final pas construit grand-chose. Depuis quelques années s'impose à moi la perspective du néant, de cette mort qui nous attend tous, de Cronos qui dévore tout ce que j'aime, le monde, les gens. Le temps nous engendre et nous avale, et la simple idée que tout soit voué à disparaître engendre en moi le désespoir.

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